Complexe industriel de Port-Cartier
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Le concentré produit à Mont-Wright est déchargé à Port-Cartier à l’aide
du culbuteur, système qui permet de vider les trains deux wagons à la
fois
sans les découpler. De là, le concentré peut prendre trois
destinations :
l’usine de bouletage, les aires de stockage et le port.
L’usine de bouletage
Plus des deux tiers du concentré est transformé en boulettes à l’usine
de bouletage. Exploitée depuis 1977, elle a initialement été conçue pour
une production annuelle de 6 millions de tonnes de boulettes, mais l’expertise
des employés et les nouvelles technologies ont permis d’en hausser la capacité
à plus de 9 millions de tonnes. Portant le sceau de la productivité, elle est
considérée parmi les plus performantes au monde.
Fonctionnant sur deux lignes de production, le procédé de bouletage
se résume en quelques grandes étapes :
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• enrichissement
• broyage
• filtration
• ajout d’additifs et mélange
• agglomération
• tamisage
• cuisson
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L'usine est dotée d’installations d'enrichissement qui permettent de réduire
la silice du concentré au besoin, en fonction de la demande des clients.
Après cette étape facultative, de l’eau et des additifs sont ajoutés au concentré
qui est réduit à moins de 45 microns (la dimension d’un grain de farine!)
dans l’un des six broyeurs à boulets. Semblable à de la boue, la matière obtenue
est pompée vers l’un des 10 filtres verticaux pour y être partiellement asséchée,
puis déversée dans l’un des trois mélangeurs où l’on incorpore d’autres additifs.
Le mélange est ensuite amené dans l’un des dix disques d'agglomération
qui façonnent les boulettes dans un mouvement rotatif, grâce à la
force centrifuge.
En dernier lieu, les boulettes sont durcies à une température de 1300 degrés Celcius
dans l’un des deux grands fours de cuisson.
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Les aires de stockage
La capacité des aires de stockage
est de 2,5 millions de tonnes de
concentré et de 1,7 million de tonnes
de boulettes.
Pour en assurer la manutention,
la Compagnie dispose d’un
impressionnant réseau de convoyeurs
souterrains et aériens totalisant
7 kilomètres, assorti d’équipements
d’empilement et de récupération :
une entasseuse, une gerbeuse et une entasseuse-gerbeuse.
À cela s’ajoutent le culbuteur
et le chargeur de navire.
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Le port
Les installations portuaires de
Port-Cartier présentent une capacité
d'expédition qui dépasse 20 millions
de tonnes par année, le hissant
ainsi au premier rang des ports
privés au Canada. Le trafic maritime
y atteint environ 450 navires par an.
Construit dans le roc à l’embouchure
du golfe Saint-Laurent, il est accessible
toute l’année et comprend cinq quais.
Deux sont exclusivement
réservés à l’expédition des concentrés et boulettes,
le troisième permet de recevoir les matières premières destinées au bouletage.
Les deux autres sont loués pour le transbordement des céréales en provenance
de l'Ouest canadien.
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Le chemin de fer
Le chemin de fer de la Compagnie
permet d’assurer le transport du
concentré de minerai de fer de
Mont-Wright à Port-Cartier.
Renommé dans le milieu ferroviaire
nord-américain, il est une référence
en matière de fiabilité et d’innovation.
Son tracé mesure 420 kilomètres
et comporte 18 voies d’évitement,
20 ponts et cinq tunnels.
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Pour sa part, le parc ferroviaire de l’entreprise compte 22 locomotives,
950 wagons de concentré, plus de 300 wagons utilitaires ainsi que plusieurs
véhicules d’entretien et d’inspection de la voie ferrée. Ils sont entretenus
à Port-Cartier, dans les ateliers ferroviaires où sont également préparés les
trains vides en partance pour Mont-Wright.
En moyenne, cinq convois pleins en reviennent quotidiennement. Tiré par deux
locomotives, chacun transporte 14 900 tonnes de concentré dans 160 wagons
et mesure 1,7 kilomètre du nez à la queue. Un aller-retour prend autour de 25 heures.
Deux camps permanents situés le long du chemin de fer accueillent les équipes
de train et le personnel affecté à l'entretien. En effet, la voie ferrée est l’objet
d’inspections rigoureuses et de programmes d’entretien planifiés à l’aide
d’instruments de pointe et de véhicules spécialisés.
Outre la livraison du concentré, le Chemin de fer sert au transport de
marchandises à Mont-Wright et de bois à la scierie d’Arbec de Port-Cartier.
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